Mon fils, ce miroir

Au moment où j’écris ce texte, c’est bientôt la fête des mères.

Je suis devenue mère il y a 4 ans. Aujourd’hui, lorsque je regarde mon fils, j’y vois parfois – même souvent – un miroir. Il ne me ressemble pas physiquement, il a quelques traits de caractère semblables au mien, mais c’est un individu à part entière. Non ce que je veux dire par miroir, c’est qu’il peut vivre des choses qui vont faire écho en moi.


Ce moment
 où je le vois aller vers les autres pour leur demander de jouer avec eux et où j’ai peur qu’il soit rejeté.

Ce moment où je vais le chercher à l’école et qu’il me dit que son ami ne veut plus jouer avec lui.

Ce moment où il danse comme un fou sur une musique qu’il adore.

Ce moment où il commence une chanson et s’arrête sur certaines paroles pour que je puisse chanter la suite.

Ce moment où il n’aime pas être gardé alors que je dois aller me former ou travailler.

 

Tout ça et bien d’autres choses me font miroir soit sur ma vie actuelle soit sur ma vie passée. Prendre de la distance pour ne pas empiéter sur ses expériences de vie.

Et c’est dans ces moments que je me dis qu’être parent, c’est être un accompagnant, un protecteur, un conseiller avant tout. Un accompagnant qui ne doit pas projeter ses propres peurs, son propre vécu, imposer sa Vision du Monde. Un protecteur qui n’étouffe pas, mais qui surveille et anticipe le danger ; qui soigne et nourrit. Un conseiller qui adopte le conseil ouvert et qui laisse place aux choix et à l’autonomie.

Il y a 4 ans, je suis devenue mère pour la première fois et j’ai mis un an avant de prendre conscience que j’étais mère.

 

Pas de baby-blues à ma porte, mais une drôle d’impression que je n’étais pas une mère, mais une nourrice.

Ces mots, j’aurais voulu les entendre au lieu des conseils non sollicités de mes proches ou non-proches. Un partage d’expérience, une transmission de savoir, des confidences et/ou parler de sujet tabou.

 

Avec du recul, je pense que toute personne qui dirige, manage, éduque…d autres êtres devrait se faire accompagner pour avoir une prise de recul.

 

Il existe des cercles de femmes, mais je ne sais pas s’il existe des cercles de mères.

Il existe des accompagnants pour mères stressées, mais je ne sais pas si cela peut nous aider à grandir en tant qu’individu .

Alors à cette jeune fille de 28 ans, que j’étais et qui a eu son premier bébé, j’aurais voulu envoyer ce texte.

 

Tu n’as pas besoin d’être une superwoman, ne culpabilise pas de ne lire aucun livre/blog sur l’éducation positive et bienveillante, ne laisse pas les conseils ou les commentaires de certaines personnes t’atteindre (surtout ceux qui n’ont pas d’enfants ou même garder un seul bambin dans leur vie).

Laisse-toi du temps pour devenir la mère que tu dois être. 

 

Tu en feras des erreurs comme tu en feras des choses magnifiques.

C’est le propre de l’homme : grandir, échouer et se relever. C’est aussi celui d’une mère.

Cindy (traductrice visuelle de l’être)
www.24identites.com

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