Le WWoofing, kezako ??

Partir en voyage, oui! mais pas n’importe comment…

Le mois dernier, en bonne utopiste que je suis (et je le revendique!), je vous faisais part d’un rêve, d’un idéal de vie pour l’avenir, pour mes vieux jours… Une retraite en écovillage ! En ce mois de printemps, je partage avec vous un autre idéal, celui du présent, celui que je veux vivre maintenant, dans la découverte d’autres espaces et d’autres cultures : partir en voyage !
Alors reconnaissons-le, oui, les avions, le kérosène tout ça… ça n’améliore pas notre empreinte carbone… Et oui le ciel est saturé parce que les longs courriers se sont hyper popularisés. Et tant mieux non ?

Aujourd’hui, on peut facilement s’offrir une destination lointaine à des prix abordables. Quelques heures de vol, et hop !, nous voilà à l’autre bout du monde !
C’est super n’est-ce pas ?

Je rencontre de plus en plus de globetrotteurs et globetrotteuses en mode voyage qui justement veulent profiter tant qu’il est encore temps et découvrir ce monde qui se meurt et leur échappe…
Oui, ils naviguent souvent par ici, aux Antilles, les jeunes, et moins jeunes, qui se posent, comme ça, sur un bout de terre, au gré du vent…
Et comme ils ont raison ! De suivre leur instinct, leurs envies, leurs rêves. Je les envie. Et ce n’est pourtant pas difficile de le faire…, pour de vrai.

Oui, c’est facile parce que ce n’est pas cher. On achète aujourd’hui un billet d’avion comme on achetait un ticket de concert à notre époque.
Heu…quelle époque déjà ? Ah oui ! Celle où on était jeune… Je dirai même qu’il est probable qu’on puisse s’offrir davantage de billets d’avion de nos jours dans une année que nous ne pouvions de tickets de concerts à l’époque.

Partir à l’autre bout du monde

Tant qu’on n’est pas vieux (et j’ai rencontré le weekend dernier 3 globetrotteuses septuagénaires!) , profitons-en ! Mais par pitié, pour Elle, pour Gaïa La Belle Bleue, notre planète…, une fois sur place ; kiffez, bougez, découvrez ! , mais proprement s’il vous plait…

Après, c’est chacun son kiff. On peut aimer les plages paradisiaques, les randonnées en montagne, les spécialités culinaires… On choisit sa destination en fonction de ses kiffs.

Moi, c’est tout ça à la fois ! Et mon sur-kiff, c’est quand j’apprends les modes de culture du globe, que je découvre ces jardins, ces prairies, ces plantations qui nourrissent le monde.

J’aime le travail de la terre. L’OMS le recommande pour la gestion du stress. Pour vivre heureux et zen, grattons la terre !, comme les poules. Le printemps est là ? Il est temps d’aller biner cette bonne vieille croûte Terrestre…
Le woofing, Késako ?

Si vous aimez jardiner, les fleurs, récolter des légumes, cueillir des fruits ou encore prendre soin d’animaux de la ferme, et si vous recherchez l’aventure, l’atypique, sans avoir froid aux yeux, alors le woofing va peut-être vous séduire, comme pour moi.
Proche cousin du couchsurfing, le woofing (ou Wwoofing) est lui aussi une solution de tourisme alternatif, permettant de voyager sans avoir beaucoup d’argent. On ne paye que le coût du transport. En échange, il s’agit de retrousser ses manches ! Mais pas que…
L’idée est simple : il s’agit d’aider un exploitant agricole ou un éleveur bio dans ses travaux. En échange de cette aide, ce dernier nous accueille chez lui, gratuitement. Nous bénéficions de son gîte pour dormir, de sa nourriture et nous partageons le quotidien d’un habitant de l’autre bout de la planète. Pendant notre temps libre, nous pouvons vaquer à nos occupations et profiter de notre séjour.
Mode d’emploi


Le WWOOFing (néologisme formé à partir des initiales d’une association née en Angleterre en 1971 : World Wide Opportunities on Organic Farms) est un mouvement qui est vite devenu international. Il a séduit par ses valeurs et son esprit écolo et solidaire. Il permet l’entraide et les échanges de savoirs entre individus de tout horizon et des agriculteurs bio, des sédentaires « écolos » qui oeuvrent pour nourrir les terriens.
Des valeurs qui inspirent : la confiance, la tolérance, la générosité, la simplicité. Nous partageons d’abord un mode de vie, un quotidien, rural, en pratiquant un « tourisme d’immersion » respectueux des habitants et de l’environnement. Plus de 100 pays ont rejoint le réseau.
Si la plupart des Woofers, comme on appelle ces bénévoles aventuriers, sont des voyageurs individuels qui cherchent à allier immersion dans le pays visité et voyage à moindre coût, il existe aussi des familles avec enfants qui tentent l’expérience. Une famille en immersion dans une autre famille à l’autre bout du globe, imaginez l’ambiance ! Ainsi, les petits voyageurs rencontrent eux-aussi des enfants du pays qu’ils visitent.
Une aventure humaine

Vous l’aurez compris, le woofing, c’est avant tout une aventure humaine. Plus qu’un travail ou une maison d’hôtes, c’est adopter le rythme et le quotidien des autochtones en vivant des liens d’humilité.
Souvenons-nous : humilité, humus, terre… C’est là que nous finirons, quoi qu’il advienne. En poussière. Et c’est toujours là que vous me verrez revenir…
Plonger ses racines au cœur de cette Terre ! Au propre comme au figuré. Un kiff de composteur… Un rêve pour tous ceux qui souhaitent aller au-delà du simple voyage touristique et pousser l’expérience jusqu’à vivre la vie des chevaliers d’aujourd’hui et de demain : les paysans !
En savoir plus…


Alors, le woofing, ça vous rend curieuse, envieuse, rêveuse ? Le mieux s’est encore de découvrir par soi-même.
On commence avec le site officiel français de l’association sur wwoof.fr qui se présente ainsi : « WWOOF France est une association, loi 1901 à but non lucratif, qui œuvre pour la transmission des savoir-faire agricoles bio, et un mode de vie écologiquement et socialement durable. Lien entre les acteurs du bio (les hôtes) et le grand public (les WWOOFeurs), notre association offre l’opportunité d’apprendre et de découvrir des techniques saines et plus respectueuses de l’environnement, par le biais de séjours actifs dans des fermes biologiques. ». Il faut bien un peu de marketing n’est-ce pas, aussi pour une association…
Si on est anglophone, on va vite sur le site officiel international wwoof.org, puis on découvre d’autres sites indépendants qui ouvrent les perspectives si l’idée de salir un peu ses mains ne nous emballe pas ; la garde d’enfants, le volontariat international et j’en passe.
Bien sûr, on pense aussi aux formalités de voyage du pays qui nous intéresse et on vérifie la fiabilité du réseau en s’informant des commentaires laissés par les voyageurs.
Bon, y’a plus qu’à ! Bon woof Mesdames !
Et doux mois d’avril…
Anne-Sophie Dequiedt (Maître Composteur)
Pour me contacter : a-s.dequiedt@laposte.net
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