La colère

Comme je vous l’indiquais dans le dernier numéro du magazine, en  médecine chinoise, nous sommes au printemps.
Je ne vous parle pas des fleurs et des petits oiseaux mais  j’aborde plutôt le plan énergétique, dans ce qui se passe au niveau de votre corps physique et émotionnel.
L’organe principal de cette saison est votre foie et sa compagne la vésicule biliaire. Et l’émotion reliée au foie, c’est la colère.
Difficile de rester positive quand la colère est au rendez-vous et qu’elle explose dans tous les sens. Mais faut-il vraiment s’attarder à vouloir être à tout prix positive et s’acharner à balayer ou éviter sa colère ? Voyons cela à la loupe.

La colère est souvent perçue comme une émotion taboue et interdite. Elle fait peur car elle nous met en porte-à-faux avec l’image lisse et belle que nous aimerions donner sur l’extérieur.Elle nous ramène à la perte de contrôle de soi et il est évident que dans notre société actuelle, il est de bon ton de garder le contrôle et de ne pas sortir de ses gonds.

Pourtant, la colère est un langage. Elle se fait l’écho et la messagère que quelque chose en nous ne va pas bien. Cela peut être à l’instant T tout comme elle peut être tapie dans l’ombre depuis longtemps car nous avons emmagasiné des choses sans jamais ne rien dire.
Ce n’est pas une nuisance dont il faudrait se débarrasser mais une émotion comme une autre, avec ses avantages et ses inconvénients.
La colère nous permet d’extérioriser un trop plein d’énergie négative. Elle révèle notre part animale. Elle signifie notre désaccord vis-à-vis de l’autre ou d’une situation qui ne nous correspond pas. Elle permet de se réaligner sur ses valeurs et de restaurer un équilibre rompu.

Comment pouvez-vous appréhender votre colère ?

Marshall B. Rosenberg, psychologue clinicien et fondateur de la Communication Non Violente nous propose 4 étapes :

1 / Définissez clairement le déclencheur de votre colère sans y ajouter un jugement quelconque.
2 / Essayez de vous rendre-compte de la différence entre le déclencheur et la cause de votre colère. En effet, ce n’est pas simplement les actes des autres qui nous mettent hors de nous, c’est le regard que nous portons sur ce qu’ils ont fait qui est la cause de notre colère.
3 / Quel besoin insatisfait est à l’origine de votre colère ?Nous sommes très peu à être reliés à nos besoins. Notre premier réflexe est de faire appel à notre mental qui se focalise sur ce qui ne va pas chez les autres et pourquoi ils sont incapables de répondre à nos besoins. Nos jugements sont en réalité l’expression déformée de nos besoins insatisfaits.
Faites cet exercice :Listez les jugements que vous avez quand vous êtes en colère. Pensez à la dernière fois où c’est arrivé et quelles étaient vos pensées et votre état. Ecrivez-le.
4 / Une fois que votre colère est apaisée, reprenez le dialogue avec l’autre. Cela vous aidera à voir le besoin caché derrière votre jugement.

Méditez !

Pratiquée au quotidien, la méditation aide à faire évoluer notre rapport au monde et aux autres ainsi qu’à nous-même.Elle nous apprend à développer la patience, à surmonter les obstacles et les inconforts quand ils se présentent. elle aide aussi à clarifier notre vision et notre état d’esprit pour aller à l’essentiel.Méditer, c’est pouvoir renouer avec notre intuition, avoir beaucoup plus confiance en nous et nous guider vers davantage d’amour pour nous et les autres.

Comment ?

Créez un climat propice à la méditation et coupez toutes les sources de nuisances extérieures (portable, télévision, radio…)
Adoptez une posture droite mais non rigide. Sur une chaise, ne vous appuyez pas sur le dossier, mettez les deux pieds bien à plat sur le sol et vos cuisses doivent former un angle droit avec vos jambes.
Posez vos mains sur vos cuisses et relâchez vos épaules.
Mettez votre attention sur votre respiration sans avoir l’intention de la contrôler. Inspirez et expirez naturellement. 
Ne vous accrochez pas à vos pensées et laissez-les s’échapper naturellement. Dès que vous sentez que vous êtes coincée sur une pensée, revenez à l’attention sur votre respiration.
Vous pouvez commencer par 5 minutes le matin et 5 minutes le soir. Au fur-et-à-mesure, vous allongerez votre temps de méditation. Soyez douce envers vous-même.

Pratiquez le mûdra Namaskar

Assise ou debout, joignez les mains devant votre poitrine, paume contre paume, doigts contre doigts, les bouts dressés vers le ciel. Les pouces se posent au centre de la poitrine sur le plexus solaire et les bras s’étirent naturellement sur les côtés. Par ce geste, vous unissez vos deux polarités, cerveau gauche et cerveau droit.Penchez légèrement la tête sur les mains comme en prière et baissez le regard vers le bout des doigts sans les fixer. Respirez une dizaine de fois.

Aidez-vous des huiles essentielles !

Le Nard est connu pour favoriser l’équilibre émotionnel et soulager les tensions nerveuses. Il augmente la capacité de concentration, ce qui a pour effet de vous aider à la méditation par exemple.
L’Angélique procure le calme intérieur, apporte le centrage sur soi et son histoire, en toute certitude et confiance. Elle favorise un esprit serein, propice au choix et à la prise de décision.
La Marjolaine à coquilles est calmante et sédative. Elle soulage l’anxiété, l’angoisse et le stress et régule le rythme cardiaque.
La mélisse rééquilibre le système neurovégétatif. Elle calme les spasmes, l’anxiété, et favorise le sommeil et la digestion.
2 gttes d’une de ces huiles mélangées à 4 gttes d’huile végétale. Massez le plexus solaire et la voute plantaire dès que la colère monte ou pendant les périodes de conflit.
L’hydrolat d’Ylang-Ylang facilite la communication. Relaxant, il aide à combattre le stress, les angoisses, la dépression, les peurs, les insomnies et permet plus de légèreté, de joie, d’euphorie sans culpabiliser. A vaporiser sur le plexus solaire.

Voilà, vous êtes prête à faire face à l’énergie du printemps ! Prenez soin de vous.

Patricia Voisin-Aujoux (Accompagnement holistique de l’être humain) 
lesessencielles.com
sensetharmonie.com  – Être –
Pour me contacter : patricia.voisin@yahoo.fr