Comment croire en sa valeur

Il en faut du temps pour arriver à articuler ce mot : VALEUR. Parfois toute une vie ! 
« Comment çà, moi j’ai de la valeur ? » Oui, vous en avez car nous en avons tous. Il suffit de la dénicher. 

J’ai longtemps cru que ce que je faisais n’avait aucune valeur tellement c’était simple pour moi. Jouer de la musique, chanter et danser en rythme, écrire, peindre, accompagner les autres dans leur vie, extraire le positif du négatif, ressentir les évènements, voir et entendre au-delà de ce que l’on me dit et de ce que l’on me montre… Bref, tout çà était très simple pour moi et je ne l’ai jamais mis en avant. 

Et quand on voulait me mettre en valeur pour l’une ou l’autre de ces facettes, j’avais un mal fou à le faire spontanément devant d’autres personnes. Le faire dans mon coin, c’était possible mais devant tout le monde, j’en avais la gorge nouée et les mains moites. 
De quoi avais-je peur d’un seul coup ? Je pense qu’il y avait une crainte de moquerie ou de dénigrement, comme si les autres allaient me dire que je me faisais des idées et que ce que je faisais était très nul.

Résultat ? Je ne faisais rien en pleine lumière et je restais dans l’ombre.

J’ai donc longtemps travaillé dans l’ombre. Sans le crier sur les toits, j’ai accompagné de nombreuses personnes à aller mieux dans leur vie. J’ai peint et écris en silence, j’ai gardé mes ressentis qui ne me trompaient pas et je me suis habituée à ce monde où je ne dérangeais personne.
Néanmoins, un jour, j’ai fait le choix de créer mon activité. Comme à mon habitude, j’ai repris la facilité sans trop montrer ce que je savais faire et qui j’étais vraiment. J’ai transformé mon activité salariale en libérale et c’était réglé.

Eh bien non, c’était loin d’être réglé puisque je n’étais pas à la place que je devais occuper.

Une question s’est posée :Pouvais-je sortir de l’ombre et me montrer ? Quel risque je prenais à faire cela ?

J’ai discuté avec des personnes différentes et j’ai eu des tas de sons de cloche. Ceux-ci me confortaient que je devais rester dans ma tanière, que ce que j’étais n’était pas très important et la façon dont je le faisais non plus.
Bizarrement, au lieu de me conforter, j’avais l’impression de recevoir un uppercut en plein dans l’estomac.

Et qu’ai-je fait à partir de çà ?

Je me suis écoutée.

J’aurais pu fuir cet uppercut mais ça ne fait pas partie de ma nature.

Je me suis donc demandée pourquoi je ressentais cela. Et je me suis rendue compte que j’avais toujours fait comme çà : je m’étais cachée au point de renier celle que j’étais vraiment pour ne pas déranger.

Avais-je envie de continuer ? NON sinon je prenais le risque que rien ne fonctionne et je n’avais plus qu’à retourner vers le salariat. Je vous avoue que je n’en avais pas très envie même si ça me paraissait la solution de facilité.

J’ai donc dis un NON franc et massif à ce saboteur intérieur qui se manifestait à travers toutes ces personnes.

Avez-vous ce type de saboteur qui oeuvre malicieusement et vous fait faire n’importe quoi ?

Je me suis acceptée

Plutôt que d’être en combat permanent envers celle que je suis, j’ai accepté de reconnaître mes forces et surtout mes faiblesses.

Car c’est là où nous nous jugeons faible que nous bataillons pour aller vers une perfection illusoire.

Alors oui, je suis bordélique, créative, rebelle, extrasensible, directe, blagueuse et alors ? C’est bien avec cette Patricia là que j’avais à composer et non avec celle que les autres voulaient voir. Imparfaite mais heureuse !
J’ai accepté que je ne pouvais pas agir dans la pression, qu’il me fallait du temps pour mûrir les choses en moi, que j’aimais autant me trouver en groupe qu’en entretien individuel, que mon bazar contribuait à mon équilibre et que j’étais une contemplative éloignée de l’agitation humaine ou technologique..

J’ai accepté cette part d’extrasensibilité qui était là depuis l’enfance où je suis capable de guider par clairaudience et clairvoyance.

Je m’affiche comme je suis

… et comme j’ai toujours été finalement.

Je montre mes goûts qui ne peuvent pas plaire à tout le monde mais ai-je envie de plaire à tout le monde ? NON.

Est-ce que mon extrasensibilité fait de moi une extraterrestre ? Personnellement, je n’ai jamais vu de soucoupe volante et je ne fais pas bouillir les ailes de chauve-souris dans une grande marmite au fond d’une grotte. 

Je ne lis pas de grimoire ni ne raconte des incantations. Je suis normale, quoi !
J’arrête donc de me cacher derrière des tas de prétexte pour ne pas déranger. Si je dérange, les gens peuvent s’écarter et aller plus loin. Je ne les oblige pas à me suivre.

Je nomme mes peurs, mes besoins, mes envies.

Je choisis mes relations, les lieux où il me semble bon d’aller, je ne fréquente pas des tonnes de réseaux parce que c’est à la mode.

Je ne travaille pas avec les gens qui ne me conviennent pas et je ne me prends plus la tête à me demander si je me coupe d’une rentrée d’argent, car ce n’est plus çà qui est important. C’est moi qui suis le capitaine du navire et je ne me laisse plus malmener par le vent.Et vous ? Etes-vous dans l’ombre ou assumez-vous ce que vous êtes en pleine lumière ?
Répondez-vous aux attentes des autres ou vous en désintéressez-vous ? Prenez le temps de vous écouter vraiment et notez ce qui s’élève en vous. 

Ne passez à côté de rien parce qu’à force d’être quelqu’un d’autre, vous ne vivez pas votre vie.

Patricia Voisin-Aujoux (Accompagnement holistique de l’être humain)
sensetharmonie.com 
Pour me contacter : patricia.voisin@yahoo.fr